Nous soutenons l'Hannuaire

Actualités

Les projets de relance de l’industrie sous les critiques des patrons

Les projets de relance de l’industrie sous les critiques des patrons

Guillaume Cairou, qui préside le Club des Entrepreneurs, estime que le plan du gouvernement ne suffira pas à compenser les emplois perdus dans l’industrie. Selon lui, le financement annoncé se content de réorienter des investissements déjà annoncés.

 

François Hollande a dévoilé jeudi les 34 plans de bataille du gouvernement pour relancer l’industrie tricolore . « Nous avons un objectif de recréer les emplois industriels qui ont été détruits lors de la précédente décennie », a déclaré le président de la République, un chantier chiffré à 3,5 milliards d’euros. Du côté patronal, les réponses à ces annonces n’ont pas tardé. « Arnaud Montebourg nous indique que ces projets doivent créer 475.000 emplois en 10 ans sauf qu’il faut mettre en face les 750.000 emplois industriels perdus dans les dix dernières années », souligne Guillaume Cairou qui préside le Clud des Entrepreneurs, une structure patronale qui revendique 18.500 adhérents.

Guillaume Cairou, qui est le PDG de Didaxis, une PME spécialisée dans le portage salarial, ne se montre pas plus clément vis-à-vis du financement annoncé. « L’État, poursuit-il, contribuera à ces projets à hauteur de 3,5 milliards d’euros puisés dans les investissements d’avenir dont l’enveloppe est de 12 milliards d’euros. Il faut décrypter cette information. Qu’est-ce-qu’elle signifie ? Simplement, que les investissements initialement prévus sont réorientés vers l’industrie ! ».

Moins taxer les PME

Selon lui, sur les 34 projets présentés ce jeudi, « deux seulement viseront les outils et technologies de production (…) Or, le problème de la France c’est sa productivité, c’est cet outil productif sur lequel il faut investir massivement ».

Pour conclure, au moment où l’exécutif annonce une taxe sur l’EBE (excédent brut d’exploitation), le patron de PME estime que «rien n’est fait pour que les PME industrielles innovantes » soient moins taxées. Une allusion à l’étude publiée hier par le cabinet Lowendalmaisaï qui montre que, dans la France de 2013, les PME restent davantage taxées que les grandes entreprises.

écrit par JEAN-MICHEL GRADT