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Les Echos – Défaillances d’entreprises, nouvelle hausse de 4,8% en octobre : Le Club des Entrepreneurs en appelle à une fiscalité plus responsable

Les Echos – Défaillances d’entreprises, nouvelle hausse de 4,8% en octobre : Le Club des Entrepreneurs en appelle à une fiscalité plus responsable

les-echosEn cumul sur douze mois, le nombre de défaillances progresse également de 1,5%, à 60.448 entreprises selon les statistiques de la Banque de France. Les transports et les activités immobilières sont particulièrement touchés.

Toujours aucune embellie sur le front des entreprises. Au contraire, les défaillances d’entreprises ont progressé de 4,8%, avec 5.334 cas au mois d’octobre, par rapport au mois précédent, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO), selon les statistiques annoncées lundi par la Banque de France (BdF). En cumul sur douze mois (et en données brutes), le nombre de défaillances a également progressé à fin octobre, à 60.448 entreprises, par rapport à fin septembre (59.575 entreprises), soit une hausse de 1,5%. Par rapport à octobre 2011, elles ont augmenté de 1,6%.

« Peu de secteurs sont épargnés » souligne la BdF (*) qui pointe une progression sur un an, notamment dans les transports (+15,1% à 2.018 défaillances) et les activités immobilières (+11,8% à 2.046), devant l’hébergement-restauration (+5,9% à 7.138) et les activités finance-assurance (+3,1% à 1.172). En revanche, la construction a enregistré un recul des défaillances de 0,8% sur un an à 14.482 (après -2,9% fin septembre 2012) tout comme dans l’agriculture, sylviculture et pêche où elles ont baissé de 2,6% à 1.222 (-2,2% à fin septembre 2012). « Le poids dans les encours de crédits des entreprises défaillantes représente 0,5% du total des encours de crédit collectés par la Banque de France », a précisé la BdF. « Par taille d’entreprises, les PME défaillantes ont un poids supérieur à celui des autres entreprises, dans leurs catégories respectives », a-t-elle ajouté.

Moyennes et grandes entreprises touchées

La BdF a aussi noté une hausse des défaillances de 1% à 60.283 entreprises selon les données provisoires sur douze mois à fin novembre, marquées par une progression de 11,1% dans les transports _ selon le Fédération nationale des transporteurs routiers 20.000 postes ont été supprimés en 2012 _, de 8,9% dans les activités immobilières et de 4,6% dans l’hébergement. Le repli devrait se poursuivre en agriculture (-4%) et dans la construction (-1,1%).

Côté catégorie d’entreprises, si les défaillances de PME ont progressé de 1,1% (en cumul sur douze mois) à fin octobre à 56.600, on note une explosion dans la catégorie des entreprises de taille intermédiaire (ETI) et des grandes entreprises où le taux a bondi de 48,1% à 77. Ce qui fait réagir (voir encadré) Guillaume Cairou, le président du Club des Entrepreneurs, membre de CroissancePlus et PDG du Groupe Didaxis. Les défaillances devraient augmenter encore en novembre, ‘de 0,6% pour les PME et de 32,7% pour les entreprises plus grandes’, pronostique la BdF. Les défaillances de PME ont atteint 5.018 en octobre contre 4.782 en septembre. Et pour les TPE et les travailleurs indépendants, le moral est au plus bas .

 

Le Club des Entrepreneurs en appelle à une fiscalité plus responsable

‘Depuis près de 10 ans, les courbes de défaillances d’entreprises en France et en Allemagne suivent des trajectoires diamétralement opposées (30 099 défaillances d’entreprises contre 50 485 pour la France). Pourquoi ce constat accablant ?’ s’interroge Guillaume Cairou, président du Club des Entrepreneurs, membre de CroissancePlus et PDG du Groupe Didaxis à l’annonce des derniers chiffres sur les défaillances d’entreprises. Explication  : ‘L’Allemagne a notamment un tissu entrepreneurial solide composé d’entreprises en moyenne plus grosses qu’en France et donc moins exposées au risque de défaut. 98% des entreprises françaises ont moins de 20 salariés. De plus, les entreprises allemandes sont montées en gamme et ont une rentabilité importante. Or, en France, nous continuons à casser toute rentabilité par une fiscalité inadaptée notamment dans le cadre d’une compétition mondiale. Aussi, nous continuons à faire fuir les investisseurs et à casser la position des entreprises françaises dans la compétition internationale alors que l’évolution des défaillances est très corrélée à celle des exportations et de l’investissement, ‘ poursuit-il.
Pour M.Cairou, il est ‘ impératif d’instaurer une fiscalité plus responsable afin de privilégier davantage les plus-values issues du travail pour favoriser l’éclosion de start-up, pour lutter contre la désindustrialisation qui ravage nos territoires depuis déjà trop d’années, favoriser la montée en gamme de nos petites entreprises notamment en réorientant les économies réalisées sur les dépenses inefficientes de la sphère publique vers la mise en place de soutien à la trésorerie des PME et à l’élargissement du périmètre du crédit impôt recherche faute de mettre en place une véritable agence à la prévention des défaillances d’entreprises françaises pour qu’enfin l’Etat soit un Etat stratège’.