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Fleur Pellerin veut créer une «école de l’entrepreneuriat»

Fleur Pellerin veut créer une «école de l’entrepreneuriat»

Dans une interview accordée au Figaro, la ministre déléguée aux PME, à l’Innovation et au Numérique a déclaré qu’elle souhaitait créer « une école de l’entrepreneuriat » pour faciliter l’accès à la création d’entreprises pour les publics « mis à l’écart ».

Pour « promouvoir les réussites françaises » et « faire comprendre que l’entrepreneuriat est un enjeu de progression sociale », la ministre déléguée aux petites et moyennes entreprises (PME), Fleur Pellerin, a déclaré dans un entretien accordé au Figaro, lundi 26 août, qu’elle souhaitait que son ministère travaille à la création d’une « école de l’entrepreneuriat ».

L’entrepreneuriat pour tous

Afin de donner les clés de l’entrepreneuriat aux personnes les plus « démunies » face à la création d’entreprise – jeunes, personnes âgées, habitants des quartiers défavorisés, personnes n’ayant pas fait d’études spécialisées – Fleur Pellerin espère lancer une école de l’entrepreneuriat qui pourrait, selon elle, « prendre la forme d’une plate-forme largement dématérialisée, ouverte à tous les profils […] et à tous les âges ».

« Ce serait une école pour tous où l’on trouverait aussi bien des formations de droit ou de compatibilité que des techniques pour créer son site Internet ou choisir la forme juridique de sa société. Cela pourrait prendre la forme d’un partenariat public-privé », explique-t-elle.

« Mobiliser tous les talents »

Fin avril, lors des Assises de l’entrepreneuriat, François Hollande avait déjà exprimé le souhait du gouvernement de « mobiliser tous les talents », qui ne sont pas seulement « dans l’université ou dans les grandes écoles », mais « partout dans la société ».

« Je ne veux pas que s’ajoute une injustice à une autre qui ferait que, dans certains quartiers, dans certains lieux, dans certaines familles, la liberté d’entreprendre ne serait que virtuelle. Il nous revient donc de faire tomber les barrières sociales, culturelles, géographiques, psychologiques ou financières, pour que la création d’entreprise soit, si je puis dire, démocratisée », avait indiqué le président de la République.

 

« Les génies de l’entrepreneuriat ont quitté l’école très tôt »

Du côté des entrepreneurs, l’annonce de la ministre a été plutôt bien accueillie. Guillaume Cairou, président du Club des Entrepreneurs, a estimé dans une tribune qu’il était temps que « la France ne relègue plus la création d’entreprise à une seconde zone, quand on sait que la plupart de ceux que nous considérons aujourd’hui comme des génies de l’entrepreneuriat mondial ont tout simplement quitté l’école très tôt ».