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Croissance nulle au 2e trimestre : « Il convient de changer de modèle », pour Marine Le Pen

Croissance nulle au 2e trimestre : « Il convient de changer de modèle », pour Marine Le Pen

Croissance nulle au 2e trimestre : « Il convient de changer de modèle », pour Marine Le Pen

ECONOMIE – Toutes les réactions à la suite de la publication du chiffre de la croissance française pour le deuxième trimestre

La France a vu son Produit intérieur brut en volume stagner au deuxième trimestre comme déjà au premier, a annoncé l’Insee jeudi, relevant que la quasi-totalité des moteurs de croissance était en panne. Les réactions n’ont pas tardé.

La présidente du Front national, Marine Le Pen

«Le nouveau trimestre de croissance nulle que vient de vivre la France doit définitivement alerter nos compatriotes sur l’incompétence grave de nos dirigeants successifs, incapables année après année de remettre en cause les dogmes absurdes qui guident leur politique économique. Il est maintenant pourtant plus qu’évident que la politique économique de la zone euro est un échec total et qu’il convient de changer de modèle. L’austérité aggrave la crise, en déprimant la consommation comme l’investissement et la production. L’euro continue d’enfoncer nos pays dans la sous-croissance et la désindustrialisation. L’ouverture totale des frontières et le refus de toute forme de protectionnisme accélère la disparition de notre industrie».

Luc Chatel, secrétaire général par interim de l’UMP

Il a jugé jeudi que «la crédibilité politique» de François Hollande et Manuel Valls venait de «s’effondrer tel un château de cartes». «C’est une crise sans précédent des finances publiques qui s’ouvre dans notre pays.» Ces chiffres sont «comme un coup de tonnerre pour l’économie française. Hollande et Valls ne doivent pas seulement changer de politique, ils doivent changer de logiciel».

Guillaume Cairou, Président du Club des Entrepreneurs

La politique de l’autruche doit prendre fin. Les dernières annonces économiques sont un signal d’alarme. Elles appellent des réformes structurelles profondes du modèle français.

Eric Woerth, député UMP et ancien ministre du Budget

«Ca veut dire plus de déficit, le budget pour 2014 est faux. Ca veut dire qu’on décroche vis-à-vis de nos partenaires européens, ça veut dire aussi plus de chômage. Une crise de confiance qui derrière se profile. C’est l’échec du pacte de responsabilité qu’a proposé François Hollande, qui n’arrive pas à se mettre en oeuvre».

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Laurent Wauquiez, vice-président de l’UMP et député de Haute-Loire

«Depuis deux ans, ce gouvernement accumule les échecs économiques: sur le déficit, sur l’emploi et aujourd’hui encore sur la croissance alors que le 14 juillet le président de la République annonçait la reprise. Il faut que le gouvernement arrête de raconter n’importe quoi. Il y a un déni du gouvernement et un mauvais diagnostic. L’économie française a été asphyxiée par les impôts. Ce qui m’inquiète c’est la première réaction de Michel Sapin qui consiste à dire c’est la faute de Bruxelles ou c’est la faute de la Banque centrale européenne. C’est à Paris qu’il faut changer les choses».

Jérôme Guedj, président PS du conseil général de l’Essonne et représentant de la gauche du PS

«Les règles budgétaires européennes, la maîtrise des déficits publics comme objectif premier des fondamentaux économique européens, il faut savoir s’en extraire. C’est pas un aveu d’échec que d’en appeler à l’Europe, c’est du bon sens. Les chiffres ne sont pas bons, il n’y a aucune raison de s’en réjouir, là aussi il y a toutes les raisons de faire le choix du pragmatisme, de réajuster le tir. On en appelle à une réorientation, à une remise à plat (du) Pacte de responsabilité en ayant comme priorités la consommation des ménages et l’investissement public».

Didier Guillaume, président du groupe PS au Sénat

«La France met en oeuvre toutes les réformes nécessaires pour redresser son économie et doper l’emploi. Notamment à travers le pacte de responsabilité et de solidarité qui est un pacte gagnant-gagnant. Mais ramer à contre-courant, ce n’est plus possible. Il est urgent que l’Union européenne change de politique et sorte de son entêtement qui dure depuis trop longtemps. La relance de la croissance passe par cet impératif. C’est l’enjeu de la nouvelle commission. A force de tout faire pour l’euro et rien pour l’emploi, notre continent peut s’effondrer.»

Sources : 20minutes.fr