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CRÉATION DU STATUT D’ÉTUDIANT-ENTREPRENEUR : DES PAROLES, MAIS QUELS ACTES ?

CRÉATION DU STATUT D’ÉTUDIANT-ENTREPRENEUR : DES PAROLES, MAIS QUELS ACTES ?

CRÉATION DU STATUT D’ÉTUDIANT-ENTREPRENEUR : DES PAROLES, MAIS QUELS ACTES ?

Les étudiants porteurs ou créateurs d’entreprise ont désormais un titre aux yeux de l’Etat. Lors d’un déplacement à l’Université de Marne-la-Vallée en Seine et Marne, mardi 22 octobre, Geneviève Fioraso, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a en effet annoncé la naissance du statut « étudiant entrepreneur ». Kesako ?

Le statut d’étudiant-entrepreneur fait suite aux annonces de François Hollande lors des assises de l’entreprenariat qui se sont tenues en avril 2013. S’il vise à inciter les étudiants à entreprendre, il permet avant tout aux jeunes qui créent leur entreprise de conserver leur statut d’étudiant et par là même, leurs droits et leur couverture sociale.
Aussi s’adresse-t-il aux étudiants en cours de formation, dont le projet entrepreneurial pourra être pris en compte pour la validation de leur diplôme, via la délivrance de crédits ECTS et aux jeunes déjà diplômés souhaitant créer leur entreprise. Pour ce faire, tous devront s’inscrire à un DU (Diplôme Universitaire)” Création d’entreprises innovantes et entrepreneuriat”.
Une démarche qui les amènera à bénéficier d’une formation à l’entrepreneuriat et à la gestion afin d’appréhender toutes les questions relatives à la création d’entreprise.
Une avancée pour les 2 à 4 % des 2,3 millions d’étudiants français qui créent leur “boite” au cours de leur cursus ; un tremplin pour ceux qui l’envisageaient, sans passer à l’acte. «Notre objectif est de parvenir à 20.000 créations ou reprises d’entreprises par des jeunes issus de l’enseignement supérieur» à préciser la ministre en rendant public, ce nouveau statut.

UNE MESURE ENCOURAGEANTE MAIS PAS SUFFISANTE…

Si la démarche s’avère positive pour les étudiant-entrepreneurs, la ministre stipule cependant « qu’il ne s’agit pas d’un statut au sens juridique du terme mais d’une reconnaissance et d’un accompagnement offert à ceux qui créent et innovent ».
Un constat qui laisse quelque peu perplexe Guillaume Cairou, le Président du Club des Entrepreneurs. « A l’heure où l’école traditionnelle apparaît en décalage avec le quotidien des jeunes, nous saluons la création d’un statut permettant d’accompagner de protéger davantage le potentiel de ces entrepreneurs, mais regrettons que rien ne soit annoncé au sujet d’une facilitation des démarches administratives. C’est, selon nous, un non-sens contreproductif » déclare-t-il.
S’il considère que ces “démarches” restent l’obstacle le plus important à la création d’entreprise Guillaume Cairou souhaite également que l’accès aux services de développement de l’entreprise (incubateurs, conseils juridiques…) soit facilité pour les jeunes entrepreneurs.
A cela, devrait s’ajouter selon lui un mentorat entrepreneurial dédié à l’accompagnement des jeunes créateurs et une campagne nationale de promotion destinée à sensibiliser et à encourager l’esprit d’entreprise des étudiants.

En attendant le « statut » d’étudiant-entrepreneur, tel que l’envisage l’Etat verra le jour à la rentrée 2014.